Saviez-vous que chaque année, Internet pollue plus que l’aviation ? Pour lutter contre ce fléau qu’est la pollution numérique, l’application mobile Plana invite les utilisateurs à mieux utiliser leurs téléphones car changer de (mauvaises) petites habitudes peut vraiment faire la différence.

Si nous sommes nombreux à être conscients de l’urgence écologique qui nous entoure, nous parlons encore très peu de la fracture environnementale liée aux smartphones. C’est précisément de cette problématique qu’est née l’application mobile Plana, imaginée par l’entrepreneure française, Inès Leonarduzzi. « L'application fait appel au bon sens des citoyens. Elle scanne les téléphones, détecte les sources d'économies d'énergie et suggère ensuite des solutions » a expliqué la créatrice au micro de France Inter en janvier 2018. Le but n’est pas de « faire moins d’Internet mais de le faire mieux ».

Changer ses mauvaises habitudes du quotidien 

Voici quelques exemples concrets des mauvaises habitudes détectées puis modifiées par l’application : Vous laissez vos emails « se charger en permanence alors que, pendant la nuit, (vous dormez) et ne les (consultez) pas ? Pourtant, pendant ce temps, le téléphone continue à envoyer des requêtes pour charger les messages en temps réel, ce qui émet inutilement du carbone dans l’atmosphère. »  « L'application proposera d'interrompre l'activité sur cette période et de relever globalement les messages à heure fixe, au réveil par exemple, explique Inès Leonarduzzi sur France Inter. Plana évaluera ensuite l'impact de cette petite action répétée tous les jours et quelle quantité d'émission de gaz à effet de serre aura été économisée. »

« Autre exemple : l'application pourra détecter que sur un téléphone qui compte 67 applications, 10 sont dédiées à des jeux pour enfant. Or ces dernières ne sont jamais utilisées avant 19 heures. L'application suggérera alors de programmer le téléphone pour que ces applications soient désactivées sur une page horaire définie », ajoute l’entrepreneure.

Un smartphone consomme plus d'électricité qu’un réfrigérateur

Dans le monde, 8,5 milliards de smartphones circulent actuellement. Toutes les heures, 10 milliards d’emails sont envoyés. Si l’on tient compte des besoins en énergie de la batterie, du wifi ou des téléchargements et échanges de données, un smartphone consomme davantage d’électricité qu’un réfrigérateur ! Soit 361 kiloWatt-heure par an en moyenne contre 322 kiloWatt-heure par an, selon un rapport de Mark Mills, président directeur du cabinet de conseil en énergie et technologies, Digital Power Group.  

Ainsi, au total, les technologies numériques produisent plus de gaz à effet de serre que le transport aérien, selon une étude réalisée par le Shift Project. Alors, de la même manière que les bons réflexes environnementaux, si chaque propriétaire de smartphones modifie ses habitudes pour des gestes quotidiens moins polluants, l’impact sur l’environnement peut être véritable. Pour l’instant, l’application est en période de test ; elle devrait prochainement être lancée en français, en anglais et en chinois.

 


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