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Pour le Royaume-Uni, Huawei représenterait un risque gérable. Une affirmation qui va à l’encontre des efforts américains pour interdire l’équipementier chinois en Occident.

Malgré les pressions exercées par Donald Trump pour interdire l’équipementier chinois des futurs réseaux 5G aux Etats-Unis et dans les pays alliés, le service de renseignement britannique pour la sécurité (NCSC, National Cyber Security Center) aurait affirmé que le risque représenté par Huawei est gérable et exclurait toute idée de bannissement de l’entreprise.

Un “impact important” sur les pays européens

Cette information a été rapportée le 18 février 2019 par le Financial Times, citant deux sources informées. De manière précise, le NCSC aurait conclu que tout risque lié à l’utilisation d’équipements produits par Huawei dans ses réseaux 5G pourrait être atténué : “il existerait plusieurs manières de gérer les risques éventuels posés par Huawei”, relaye le Financial Times.

Si cette décision n’a pas encore été officialisée, elle pourrait avoir un “impact important” sur les pays européens, jusqu’ici pressés par Washington de renoncer à se fournir chez Huawei, comme l’indique un observateur interrogé par le Financial Times. 

Aucun risque réel prouvé jusqu’ici

Le Royaume-Uni partage des ressources de renseignement communes avec les Etats-Unis : ils appartiennent tous deux au réseau Five Eyes. Ainsi, plusieurs pays pourront s’interroger sur la nécessité de bannir Huawei, alors qu’aucun risque réel n’a été prouvé. Concrètement, plusieurs Etats pourraient donc tenter de raisonner les Etats-Unis en promettant de prendre l’ensemble des précautions nécessaires lors de l’utilisation des équipements de Huawei.

Pour rappel, depuis plusieurs mois, l’entreprise chinoise Huawei, qui est le premier équipementier télécoms mondial, est victime d’une chasse aux sorcières par les Etats-Unis, et leurs pays alliés. Soupçonné d’utiliser ses infrastructures à des fins d’espionnage, Huawei a été boycotté par de nombreux pays. Afin de rassurer ses partenaires, Huawei a déclaré il y a plusieurs semaines prévoir investir plus d'1,5 milliard d'euros dans la cybersécurité.

Le gouvernement britannique devra décider en mars ou avril 2019 s’il fait ou non appel à Huawei dans le déploiement de sa 5G. En France, Orange a annoncé en février 2019 ne pas prévoir d'utiliser les équipements de Huawei.

 


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