Selon les informations du Wall Street Journal, le gouvernement américain tenterait de convaincre ses alliés de boycotter l’équipementier chinois, Huawei, par le biais d’une vaste campagne de communication. 

Le gouvernement américain ferait du forcing auprès des administrations de ses pays alliés afin de convaincre ces derniers de tourner le dos à l’équipementier chinois, Huawei, selon le Wall Street Journal. Les Etats-Unis accuseraient Huawei d’utiliser ses équipements et structures technologiques à des fins d’espionnage.

D’après le rapport du Wall Street Journal, publié le 23 novembre 2018, les Etats-Unis auraient même proposé une aide financière aux pays qui bouteraient le constructeur hors de leurs frontières. Rappelons que Huawei domine le marché mondial des équipements de télécommunication avec une part de 22% contre 13% au Finlandais Nokia et 11% au Suédois Ericsson, selon les chiffres du journal américain.

La France n’envisage pas de boycott

Huawei a réagi dans un communiqué à ces informations. L’entreprise y affirme bénéficier de la confiance de ses clients et « être surprise par le comportement du gouvernement américain ». « Il ne faudrait pas encourager un gouvernement à agir en dehors de sa juridiction », ajoute Huawei dans son communiqué officiel. Si l’Australie a déjà définitivement banni de son marché 5G Huawei et que les craintes se font de plus en plus sentir en Allemagne, la France ne partage pas le même avis.

En effet, la France n’envisage aucun blocage, selon les informations du journal les Echos, publiées le 25 novembre 2018. Ce dernier indique que si le gouvernent évalue la situation, il ne compte pas (encore) prendre des mesures spécifiques, estimant l’entreprise chinoise sous contrôle. L’Europe - dont la France -, ayant déjà subi d’importants retards dans le domaine de la 4G par rapport au reste du monde, entend bien rester dans la course de la 5G.

 


Cet article vous a-t-il aidé ?
Ajouter un commentaire