La Nouvelle Zélande vient d’interdire à son principal opérateur national, Spark, de recourir à l’équipementier chinois Huawei pour déployer son futur réseau 5G, dénonçant de potentiels risques d’espionnage.

Décidément l’équipementier chinois Huawei multiplie les difficultés. En août 2018, l’Australie a exclu ce dernier de la construction de son futur réseau 5G. Plus récemment, ce sont les Etats-Unis qui ont tenté - et tentent toujours - de convaincre leurs pays alliés à boycotter à Huawei. En Allemagne, les membres du gouvernement s’interrogent également.

Opérateur national Spark

Et à chaque fois, le risque dénoncé est le même: les gouvernements redoutent des risques d’espionnage, qui pourraient entraver la sécurité nationale. Le 28 novembre 2018, c’est au tour de la Nouvelle Zélande de brandir le drapeau noir. Les services de renseignements du pays ont enjoint Spark, l’opérateur national, de ne pas utiliser les équipements de Huawei pour son futur réseau 5G.

Dans un communiqué officiel, Spark a indiqué que les autorités estiment que cette option technique poserait des « risques importants pour la sécurité nationale ». Bien qu'il se dise « déçu » par la décision du gouvernement, l’opérateur conserve à l'identique la date d’ouverture de son réseau 5G, prévue au 1er juillet 2020. 

En France, si les risques d’espionnage sont questionnés, le gouvernement a pour le moment décidé de ne pas céder à la paranoïa ambiante…


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