Nouveau coup dur pour Huawei : au Royaume-Uni, l’opérateur britannique BT va retirer l’ensemble des équipements de l’équipementier chinois de ses réseaux 3G, 4G et 5G. 

La semaine dernière, BT Group (ex- British Telecom) a annoncé avoir démarré les travaux sur ses infrastructures réseaux 3G et 4G, dans le but de remplacer le matériel de Huawei, actuellement présent, par celui d’autres équipementiers. L’opérateur britannique a ajouté que Huawei sera également mis à l’écart dans la plupart de ses futurs appels d’offres concernant la 5G.

Huawei mis à l’écart au Royaume-Uni depuis 12 ans

BT Group explique ces décisions par le rachat, en 2016, de l’opérateur EE (Everything Everywhere) ; ce dernier aurait induit la réalisation de nouveaux travaux sur une partie du réseau actuel. BT Group ajoute également que ces travaux sont réalisés afin de respecter sa politique réseau mise en place en 2006, et qui excluait déjà les équipements de Huawei. La méfiance envers l’équipementier chinois Huawei ne date donc pas d’hier au Royaume-Uni.

BT Group s’est cependant voulu diplomate, en indiquant dans un communiqué officiel : « Nous appliquons les mêmes principes à nos appels d’offres actuels pour l’infrastructure coeur 5G. De ce fait, Huawei n’a pas été inclus dans notre sélection de fournisseurs pour cette dernière (mais) Huawei demeure un fournisseur d’équipement important en dehors du coeur de réseau et un partenaire apprécié dans l’innovation ».

Derrière une autre bataille : Washington contre Pékin 

Et parce que les mauvaises nouvelles ne viennent jamais seules, Meng Wenzhou, la fille du fondateur de Huawei, et directrice financière du groupe, a été arrêtée le 5 décembre 2018 au Canada, à la demande des Etats-Unis qui l’accusent d’avoir « essayé de contourner l’embargo américain contre l’Iran » et réclament son extradition. Cette arrestation survient alors que les tensions sont déjà vives entre Washington et Pékin. 

Depuis plusieurs mois, l’équipementier chinois, leader mondial des télécoms, Huawei, a en effet été exclu de plusieurs grands marchés 5G à venir : aux Etats-Unis tout d’abord puis en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ces pays craignent des risques d’espionnage de la part du gouvernement de Pékin. L’Allemagne hésite encore à confier ses futures infrastructures à Huawei ; la France reste confiante.

 


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